Après plusieurs projets salués par la critique (Memories of Paris, Margin Call, Melkoni Project ou Storyboard – 4T Télérama), le guitariste Gwen Cahue revient avec "Mosaïque", un album qui célèbre la guitare manouche sous toutes ses facettes, dans sa formule la plus authentique, en trio (avec guitare rythmique et contrebasse), tout en explorant de nouveaux horizons.
Le projet repose sur un répertoire mariant compositions originales et standards du jazz, destiné à révéler les différentes facettes de la guitare manouche, soutenue par deux sections rythmiques (guitare/contrebasse) différentes, aux esthétiques complémentaires.
Les compositions originales déploient une vision résolument moderne de l'esthétique manouche, caractérisée par l'ouverture d'un univers musical servi par la finesse des arrangements.
Cette première veine dialogue et tisse des liens avec une seconde inspiration tournée vers les racines du swing manouche : relecture de standard interprété par Django Reinhardt (Body and Soul), clin d'œil aux musiques latines (Brazil Sketch, Stochelo Express, en hommage au grand guitariste manouche Stochelo Rosenberg), ouverture vers l'art de la ballade et l'univers des pianistes (The Peacocks, de Jimmy Rowles ; In Walked Bud, de Thelonious Monk).
Cette déclinaison et cette alternance créent un parcours musical riche et varié, qui donne au trio manouche classique une nouvelle fraîcheur, à la fois accessible au grand public et séduisante pour les connaisseurs.
Dès son plus jeune âge, Gwen Cahue se passionne pour la musique et se met rapidement à la guitare de manière autodidacte. Il débute par l'apprentissage de différents styles (Jimi Hendrix étant sa première inspiration), avant de découvrir la musique de Django Reinhardt. Immédiatement touché par le génie de Django, il se consacre principalement à la guitare acoustique.
Son envie de parfaire sa connaissance le pousse à s'installer d'abord à Strasbourg, véritable « place forte » du jazz manouche, où il a l'opportunité de croiser les plus grands musiciens du style (Biréli Lagrène, Tchavolo Schmitt, Yorgui Loeffler…), auprès desquels il se forge un caractère musical propre. Après quelques années, il rejoint la capitale, où il se produit très régulièrement avec son trio dans les clubs de jazz (Atelier Charonne, Taverne de Cluny, Sunset, Duc des Lombards).
Il participe en parallèle au « Swingtet », formation rendant hommage à Django Reinhardt dans la plus pure tradition du Quintette du Hot Club de France, avec laquelle il se produit dans les festivals, en invitant des artistes tels que Sanseverino, Romane ou Angelo Debarre. On retrouve également Gwen en tant qu'invité de différents projets, dont « Selmer 607 », « Django Club » ou « Rainbow Duet », au sein desquels il partage l'affiche avec les guitaristes les plus reconnus de la nouvelle génération (Adrien Moignard, Sébastien Giniaux, Rocky Gresset, Antoine Boyer).
Après avoir été programmé ces dernières années dans de prestigieux festivals, en France et à l'étranger (Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine, Jazz entre les deux tours/La Rochelle, Rendez-vous de l'Erdre/Nantes, Jazz in Langourla, Festival Django Reinhardt de Liberchies/Belgique, Festival Django Reinhardt d'Oslo/Norvège, Festival de Stockholm/Suède, Django l'H à Barcelone/Espagne…), sa profonde passion pour les sonorités acoustiques du jazz à cordes combinée à des influences venues, entre autres, de la musique classique, conduisent Gwen à proposer sa propre vision musicale à travers un premier album décapant, Memories of Paris (Label Ouest, 2019), bien accueilli par la critique et le public, suivi d'un second, Margin Call (Label Ouest, 2021).
On le retrouve également en tant qu'invité dans des projets comme « Autour de la guitare » de Jean-Félix Lalanne, et dans le nouvel album du guitariste breton Soïg Sibéril.