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Stéphane Grappelli

Stéphane Grappelli est né de père italien, Ernesto, marquis né à Alatri, et de mère française, Anna-Émilie Hanocque, née à Saint-Omer. Il perd sa mère à l'âge de quatre ans. C'est vers l'âge de douze ans qu'il commence à jouer du violon dans les rues et les cours d'immeubles, pour rapporter un peu d'argent à la maison. Il débute dans la carrière professionnelle en 1923 comme violoniste et pianiste dans les cinémas, pour accompagner les films muets.

En 1931 et 1932, Stéphane Grappelli joue dans l'orchestre du club la Croix du Sud, dirigé par André Ekyan, au côté de Django Reinhardt et Alix Combelle.

En 1934, le célèbre contrebassiste Louis Vola crée le Quintette du Hot Club de France avec, entre autres, Stéphane Grapelli et Django Reinhardt. Le Quintette aura toujours une existence « intermittente », malgré plusieurs tournées et de très nombreux enregistrements. Parallèlement, Stéphane travaillera, durant les années 1920 et les années 1930, avec tous les musiciens du moment et fréquentera de nombreux orchestres, plus souvent au piano qu'au violon. Il sera notamment très présent dans l'orchestre de Krikor Kelekian (dit Grégor), dont la formation, connue sous le nom de Grégor et ses Grégoriens, fait partie des meilleurs orchestres du moment, regroupant la fine fleur des musiciens de l'époque. Il y retrouve notamment son ami le grand violoniste Michel Warlop, mais également Sylvio Schmidt, talentueux violoniste lui aussi, ou encore Stéphane Mougin, un des meilleurs pianistes de jazz dans cette riche "faune" musicale de l'époque.

Quand la guerre 1939-1945 éclate, il se trouve en tournée avec le Quintette du Hot Club de France en Angleterre. Le 3 septembre, lorsque les sirènes se déclenchent, Django est pris de panique et rentre aussitôt en France, mais Stéphane, malade, reste bloqué à Londres. Il sera remplacé à Paris par le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. Stéphane Grappelli y passera la guerre, y jouant notamment avec le pianiste George Shearing. Il y développera sa carrière de manière importante, peaufinant et affinant sa technique, son style, sa musicalité, et y composera beaucoup. Quand il retrouve Django, en 1946, ils jouent et enregistrent spontanément La Marseillaise rebaptisée Echoes of France1 pour cause d'enregistrement en Angleterre. Cet enregistrement fera scandale, et la matrice sera d'ailleurs détruite2. Après son partenariat avec Reinhardt — qui donna naissance à ce qu'on appelle maintenant le « swing manouche », il enregistre plus d'une centaine de disques avec les grands musiciens de la planète, notamment avec Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Michel Petrucciani, le Rosenberg Trio, le chanteur Paul Simon, David Grisman ou encore Yehudi Menuhin ; sans oublier ses collaborations avec des grands noms de la musique du monde, tel que le violoniste indien Lakshminarayana Subramaniam. Il a également joué du violon sur le titre Wish You Were Here de Pink Floyd, mais la prise n'a pas été utilisée dans le mix final pour la sortie de l'album éponyme original en 1975, toutefois la version figure en bonus de la réédition de 2011.

Il est aussi le compositeur et interprète des morceaux originaux constituant la bande-son du film Les Valseuses de Bertrand Blier sorti en 1974, ainsi que de la musique de Milou en mai, film de Louis Malle de 1989.

Après avoir joué en quartet ou trio avec guitares (Diz Disley, Ike Isaac, Martin Taylor, Louis Stewart…) et contrebasse (Patrice Caratini, Jack Sewing…) depuis le début des années 1970, il terminera sa carrière au sein d'un magnifique trio comprenant Marc Fosset à la guitare et Jean-Philippe Viret à la contrebasse.

Il meurt à Paris le 1er décembre 1997. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

2 albums dans la discographie de « Stéphane Grappelli »